La Tête de femme au voile rouge

juin 10, 2010

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Tête de femme au voile rouge, vers 1885

« Henner nous a montré l’esquisse d’une tête d’après une jeune fille qui veut se faire modèle. […] Le figure d’un type curieux, presque oriental : teint mat, yeux noirs ou brun foncé, nez long et droit, terminé en boule, les lèvres charnues, une vraie tête d’Hérodiade. Henner l’a peinte de profil avec une cape rouge sous laquelle les cheveux se trouvent cachés. Le ton du visage est très pâle. J’ai félicité le maître. »

Découvrez actuellement, et jusqu’au 6 septembre l’oeuvre La Tête de femme au voile rouge exposée au musée national Jean-Jacques Henner dans le cadre de l’exposition Henner Dessinateur.

La Source

mars 14, 2010

  • « J’ai changé la trouée bleue et le reflet qui étaient placés trop symétriquement; j’ai également repeint la tête, après avoir vu Mlle Tennant les yeux baissés. Elle a, vous le savez, les yeux à fleur de tête; cela m’a plus. Il me semble que les yeux baissés valent mieux. [...]« . A un visiteur qui lui demandait si le ton de sa nymphe était vrai, Henner a répondu : « Le vrai ne peut être cherché que dans le dessin, le modelé et la forme ; quant à la couleur, on pourrait dire qu’elle n’existe pas, tant elle change. Tous ceux qui ont peint d’après nature savent qu’il n’y a pas deux modèles de la même couleur, et que la couleur du même modèle change à tout moment. »

    3 mars 1881 – Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

  • Découvrez le portrait de Dolly Tennant par Jean-Jacques Henner; grande muse et élève de Jean-Jacques Henner :

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  • « Il a ajouté au premier plan trois ou quatre touffes d’herbes qui font valoir la profondeur de l’eau.[…] Henner. – « J’ai voulu faire un ciel du soir. Il s’accord mieux, me semble-t-il, avec la figure ».

    14 mars 1881 – Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

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    La Source, Jean-Jacques Henner

    Les dessous des œuvres d’Henner

    février 18, 2010

    Partez à la recherche des supports d’œuvre les plus originaux au musée national Jean-Jacques Henner ! Impulsif et créatif, Henner avait cette manie de prendre ce qui lui passait sous la main pour déposer des coups de crayons ou créer un chef d’œuvre. C’est ainsi que vous pouvez découvrir au musée la représentation d’une Andromède tatouée… Il s’avère qu’Henner a peint son œuvre sur une boîte de cigares, la peinture laissant ressortir les caractères et dessins de la boîte par moment, lui dessinant ainsi un tatouage sur la cuisse gauche.

    Andromède (vers 1880)

    Passionné qu’il était, Henner n’hésitait pas à prendre ses propres œuvres comme supports d’étude, de croquis ou de peinture pour d’autres œuvres. Ainsi, ne vous étonnez pas si derrière une multitude de tableaux se trouvent d’autres chefs d’œuvre.

    Découvrez une belle sélection de revers et dessous d’oeuvres sur le profil Flickr du musée national Jean-Jacques Henner :

    Le tableau qui a inspiré la Madeleine

    février 10, 2010

  • « L’idée de ma Madeleine m’est venue en voyant dans le Massacre des Innocents de Rubens, à Munich, une superbe femme en noir, avec des cheveux de lin et la tête d’un ton de chair brillant. C’est tout le tableau. Le reste n’est pas très remarquable. »

    Jean-Jacques Henner, 7 février 1885

  • Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

    RUBENS LE MASSACRE DES INNOCENTS

    Rubens, Pierre Paul (1577-1640), le Massacre des Innocents, entre 1635 et 1640.

    L’Hérodiade croquée

    février 2, 2010

    Souvent critiquée par les journalistes de l’époque, cette femme au regard dur est le symbole fort de la campagne de communication que nous menons autour de la réouverture du musée. Femme moderne aux rondeurs généreuses, témoin d’une époque révolue mais ayant tout de même un pied ferme dans le XXIè siècle vu la composition de l’œuvre, l’Hérodiade que nous exposons au musée national Jean-Jacques Henner est un travail préparatoire à l’œuvre finale, malheureusement disparue.
    Nous sommes cependant allés à sa recherche dans la revue de presse de l’époque pour retrouver une gravure de l’œuvre finale et ainsi constater à quel point le regard de la jeune femme a pu être adouci, sa rage et sa vengeance amoindries.

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    Parcourez les critiques de l’époque avec cette sélection de coupures de journaux dévoilant les caricatures de l’Hérodiade :

    Un changement sur l’Andromède

    novembre 30, 2009

    « Je fais un changement à mon Andromède. Pendant mon séjour à la campagne, j’ai relu Ovide. Persée vit de loin sur les rochers uen forme blanche; il la prit d’abord pour une statue ; mais, en s’approchant, il aperçut des cheveux agités par le vent, et en conclut que c’était une personne vivante; en arrivant encore plus près, il vit des larmes ruisselant le long de ses joues et de son corps. On ne peut pas tout emprunter à un poète, les larmes seraient ridicules en peinture. Mais, à l’aide de ce récit, j’ai fait une petite esquisse avec les cheveux flottant au vent : il me semble que c’est mieux. »

    Jean-Jacques Henner, 11 octobre 1879

    Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

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    Andromède, peinture à l’huile, 3,13 x 1,72 m
    tableau actuellement disparu

    Quand une femme s’endort…

    octobre 24, 2009

    Mon modèle s’était endormi pendant un repos. Elle avait chaud, et une rougeur délicate envahissait le bas de sa joue. C’était si joli, que je pris tout doucement une petite toile, et que je me suis mis à la peindre. En une demi-heure toute la figure était modelée. C’est plus poussé que ce que je fais ordinairement. On sent que la lumière tombe à plat sur le dessous du menton, et qu’elle glisse le long de la joue. Cette tête dort bien, n’est ce pas ? Je lui ai laissé la bouche ouverte, comme je l’avais devant les yeux. Le trou noir de la bouche et le dessous de la lèvre supérieure, éclairé en plein, m’ont paru drôles.
    Jean-Jacques Henner, 19 mars 1879

    Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

    sommeilLe Sommeil par Jean-Jacques Henner

    © musée national Jean-Jacques Henner

    La palette de Jean-Jacques Henner

    octobre 11, 2009

    Lors d’une visite dans l’atelier de Jean-Jacques Henner, Émile Durand-Gréville a noté ses impressions à la vue de la palette de l’artiste.

    « J’ai regardé la palette d’Henner. Avait-elle servi à un portrait ou à une figure ? Je n’en sais rien. En tout cas, elle ne contenait que les couleurs suivantes : blanc, ocre, jaune, vermillon et bitume. »

    24 octobre 1879 – Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

    Rentrez maintenant dans l’intimité de Jean-Jacques Henner l’artiste et découvrez sa palette telle qu’il l’a laissé en 1905.

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    © musée national Jean-Jacques Henner

    La femme du pompier

    octobre 5, 2009

    Comme toujours, la presse de l’époque n’épargnait aucune nouvelle œuvre de Jean-Jacques Henner, ou de quiconque soit dit en passant… Leurs sujets de moquerie fétiches restant la rousseur des modèles et la blancheur de leur peau, voici donc un bel exemple de ce sens de l’humour piquant typique de la fin du XIXe siècle..

    La caricature a été publiée dans le « Journal Amusant » le 12 février 1887.

    La caricature et l’œuvre originale « Nymphe couchée » (Paris, musée du Petit-Palais © RMN / Agence Bulloz) :

    femmepompier

    henner_nymphecouchee

    La Liseuse croquée

    septembre 18, 2009

    Ridicules, déplaisantes, déconcertantes ou amusantes, les caricatures du XIXe siècle sont le meilleur moyen de critiquer une personnalité et surtout d’en parler. Outre les fameuses caricatures de Daumier, les plus connues du grand public actuellement, ou de Plantu pour parler contemporain, ces dessins humoristiques existent depuis bien plus longtemps que le siècle dernier. L’antiquité fût la première victime de cet humour satirique et décalé qui nous fait tant rire…Grotesques, dessins, les mots ont changés mais l’humour reste toujours égal à lui-même..

    Jean-Jacques Henner, cet alsacien au fort accent qui a eu cette manie de peindre des femmes voluptueuses tout au long de sa vie, fût le sujet d’un nombre incalculable de caricatures..Lui ou ses oeuvres, tous les sujets sont bons pour les meilleurs journalistes satiriques..Cet article est le début d’une longue série de publication des meilleurs dessins de l’époque..

    Commençons avec la caricature d’une des oeuvres les plus connu aujourd’hui : La femme qui lit, dite la Liseuse (musée d’Orsay) :

    Caricature de la Liseuse - JJ Henner

    © musée national Jean-Jacques Henner

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