Henner vu par…Un Jour Une Oeuvre

janvier 24, 2010

Dans la série « Henner vu par », la troupe de passionnés d’art qu’est « Un Jour Une Oeuvre » (UJUO) nous a rendu visite au musée il y a quelques jours.

Le principe : se donner rendez-vous dans un musée ou devant une oeuvre, dire ce que l’on pense et ressent et confronter nos avis et émotions à ceux des autres membres du groupe. Chacun avec son expérience, chacun avec ses connaissances, le musée national Jean-Jacques Henner a été décortiqué et éprouvé puis retranscrit par écrit sur internet.

Vous pouvez lire ici l’intégralité des commentaires de UJUO au musée Henner.

Outre le lieu, les supports exploités par Jean-Jacques Henner ont interpellé nos 6 visiteurs (je vous en parlerais bientôt lors d’un article dédié à ces fameux supports). Ensuite, la première oeuvre sur laquelle cette douzaine de paires d’yeux s’est posée fut la Vérité, Les Naïades puis le Saint -Sébastien. Les commentaires sont naturels, spontanés et émotifs.

On distingue assez bien leurs traits et l’on se demande s’il ne s’agit pas de la répétition du même personnage sous différentes poses. La chevelure blonde et plus courte du personnage central me fait penser que non. Les jeunes femmes sont assises à nu sur l’herbe, cela doit chatouiller un peu, et elles sont entourées de végétation, quelques arbres assez imposants se trouvent notamment en second plan, à gauche. La morphologie des six femmes est très proche.

Nous parlons de couleurs, de formes, de sensations et pour une fois pas de référence historique, sociale ou je ne sais quoi qui perturbe la bonne vision de l’oeuvre. Ce groupe d’UJUO a su vivre une expérience artistique comme il se doit, avec tous les sens en éveil et la volonté de partager avant tout.

J’ai tout particulièrement apprécié leur vision de voir Les Naïades comme une enfilade de lettre à la place des corps..

Il se dégage de ce tableau une composition assez géométrique, notamment dans les personnages formant ici un triangle, là un semblant de lettres (un A dans le triangle du centre, un u ou un v par les deux personnages de droite, un o ou un c par le personnage de gauche), le triangle du ciel, le parallélépipède de la mare, le tableau est nettement structuré.

Je vous invite donc vivement à parcourir le compte-rendu de leur visite qui vous donnera une très bonne idée des sensations que l’on peut vivre au musée Henner.

Merci encore à UJUO d’avoir choisi le musée national Jean-Jacques Henner pour vivre l’Art.

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Photographie par Spei.

Henner vu par…Bernwiller en hiver

janvier 14, 2010

Quand la neige de l’Hiver recouvre notre cher Jean-Jacques Henner de blanc il s’est prend aussi à sa palette et à la petite bergère qui prie pour lui. Voici quelques images du buste érigé en hommage à Jean-Jacques Henner à Bernwiller.

Monument 13.01.2010Buste Henner 13.01.2010Palette blanche 13.01.2010Bergère 13.01.2010

Les voeux de la Maison de l’Alsace

janvier 5, 2010

Quand la Maison de l’Alsace vous souhaite la bonne année 2010 c’est aux couleurs de Jean-Jacques Henner et de sa chère « L’Alsace. Elle attend » revue par Andy Warhol.
L’année 2010 s’annonce donc alsacienne, colorée et « décoiffée » !

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Maison de l’Alsace
39, Avenue des Champs-Élysées
75008 PARIS
www.maison-alsace.com

Henner vu par…Yannick, visiteur du musée

décembre 18, 2009

Il y a quelques jours, Yannick a visité le musée national Jean-Jacques Henner…Féru de photographie et d’internet, il n’a pas mis bien longtemps afin de partager avec les internautes ses impressions de visite à travers ces trois clichés bien sentis.

Merci à Yannick pour ces clichés !
N’hésitez pas vous aussi à partager avec nous vos photos et impressions du musée ou tout simplement à les ajouter à notre galerie « Le musée Henner vu par…vous !« .

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Henner vu par…Louise Ebel alias Miss Pandora

décembre 9, 2009

Donnant suite à la BD TwisterCity inspirée de l’univers de Jean-Jacques Henner, nous continuons notre série d’articles « Henner vu par… ».

Jean-Jacques Henner a en effet su créer un univers qui ne cesse d’inspirer ou d’influencer les artistes et amateurs d’art d’aujourd’hui. La rousseur, la blancheur de la peau, les paysages ténébreux, le flou, l’Alsace, les modèles italiennes, les portraits bourgeois ou du peuple, les sujets sont nombreux et de taille pour que chacun puisse lire son ouevre à sa manière et s’en inspirer.

Nous découvrons ainsi aujourd’hui la blogueuse Louise Ebel, alias Miss Pandora, qui ne cesse de partager ses goûts pour l’histoire de l’art et la mode. Son blog dévoile au quotidien des nouvelles séries d’images mettant en scène cette jeune rousse passionnée du XIXe siècle où les tenues d’aujourd’hui deviennent des romans illustrés. L’échange que nous avons eu avec Louise nous a permis de découvrir une jeune étudiante déchirée entre l’histoire de l’art et les nouvelles tendances de la mode, qui a su trouver un point d’accroche à ses deux passions à travers son blog. Passionnée par Jean-Jacques Henner depuis quelques années, Louise nous décrit en quoi Henner a pu l’inspirer et la fasciner. Elle nous dévoilera aussi pourquoi, selon elle, la rousseur est au rendez-vous dans les magazines depuis cette rentrée 2009 et ce que sont pour elle les « femmes Henner ».

Découvrez ici l’article de Louise Ebel sur « Henner et les rousses » sur son blog Miss Pandora.

Henner vu par…Twister City 2/2

novembre 19, 2009

Et voici comme promis les deux dernières planche du webcomics de ZEL…

Avez-vous trouvé les différentes références aux oeuvres mais aussi à la personnalité de Henner ?!!

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Henner vu par…Twister City 1/2

novembre 18, 2009

Les oeuvres de Jean-Jacques Henner ne font pas parties de ces images figées dans le temps, elles vont bien au delà. Elles sont en effet intemporelles et éternelles par leur sujet, par le traitement, par les sentiments que l’on ressent lorsque l’on se retrouve face au vrai tableau.

La force des oeuvres de Jean-Jacques Henner est qu’elles parlent à chacun de nous d’une manière différente mais toujours passionnée. Voici donc l’effet que Jean-Jacques Henner a eu sur ZEL, un bédéaste qui met en ligne ses comics…Le point commun avec Henner ? La rousseur de son personnage ! Petit renard au pelage flamboyant et à humour décalé, ZEL a voulu jouer le jeu de fusionner son univers avec celui d’Henner et en voilà le résultat !

Mais avant tout, faisons les présentations :

Comment est né votre blog Twister City ?

Je voulais avoir un espace d’expression complètement libre. J’ai donc créé Twister City sur lequel je publie des dessins/BD, des critiques de romans/films/albums ou livres psy/socio et aussi et surtout pas mal de notes humoristiques, bref un fourre-tout. Le personnage vient du renard de la BD « De Cape et de Croc ».

Pourquoi la rousseur ? Une question de caractère ou d’esthétisme ?

Les deux peut-être ? Je crois que la rousseur interpelle parce qu’elle est rare. Elle rappelle le feu, les pelages fauves, le cuivre, l’or, la lumière du soleil. Pour le caractère, je ne connais pas beaucoup de roux, mais j’ai rencontré des caractères soit très volontaires, ou à l’opposé très timorés. Pareillement, la rousseur inspire des sentiments exaltés ou au contraire dénigrants. Il y a probablement un rapport avec le fait que les roux sont une minorité, parfois discriminée même aujourd’hui (les femmes rousses étaient prises pour des sorcières et brûlées au moyen-âge).

« J.J. Henner et Twister City… une histoire qui aurait pu marcher ? »

Je ne sais pas, mais je crois qu’elle est en train de s’écrire…

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La suite demain !

Louis Ratisbonne

novembre 9, 2009

Voici  un autre poème autour de l’oeuvre de Jean-Jacques Henner : L’Alsace. Elle attend :

Lettre de Louis Ratisbonne à Henner, 30 décembre 1872
Reproduction du poème dans le Journal des Débats, 1er janvier 1873 :

Jeune fille des champs, pâle et pourtant robuste,
Quel secret caches-tu d’amour et de douleur
Sous ce lin noir croisé chastement sur ton buste
Et qui semble un linceul enveloppant ton cœur ?


Que cherchent tes regards douloureux, mais avides ?
Vierge, si c’est l’amour tu le retrouveras.
Pourquoi laisser tomber tristement tes mains vides
Comme si l’Espérance eût glissé de tes bras ?


Ton fiancé sans doute est parti pour la guerre.
Tu l’attends anxieuse et depuis bien longtemps ?
- Je m’appelle l’Alsace orpheline, et j’attends
Non pas mon fiancé, mais la France, ma mère !


Louis Ratisbonne.

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Adrien Dézamy

novembre 4, 2009

Je vous ai déjà parlé d’une des oeuvres phares de Jean-Jacques Henner : L’Alsace. Elle attend, voici un poème qui lui est dédié :

ALSACIA.
Sonnet.
A Monsieur J.-J. Henner.
Ut pictura, poësis.
HORACE.



Chapeau bas !… c’est l’Alsace, esclave, bras pendants,
Triste, en vêtements noirs, rêvant la délivrance ;
Ses yeux n’ont plus de pleurs : seuls, ses regards ardents
Nous disent son amour, sa haine, sa souffrance.


Stoïque, résignée, et sans cris imprudents,
Comme un pieux souvenir, un gage d’espérance,
Elle porte, au mépris des Germains impudents,
Sur son front noble et fier les trois couleurs de la France.


Nouvelle Iphigénie, hélas ! livre au vainqueur
Ce corps qu’il convoitait… mais garde-nous ton cœur
Et ton affection, Alsace, ô sœur chérie !


Et nous, Français, crions : « Espoir, Fraternité ! »
A l’héroïne en deuil qui, de sa liberté,
A payé la rançon de la Mère-Patrie.


Adrien Dézamy.
Le Phare de la Loire, 6 janvier 1872

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Armand Silvestre

octobre 28, 2009

Par leur essence, leur pureté ou par ce qu’elles représentaient, les oeuvres de Jean-Jacques Henner ont inspirées plus d’un artiste…

Cette section « Henner vu par » vous dévoilera les poèmes, chansons ou chefs d’oeuvre qui en sont inspirés, mais aussi des artistes ou amateurs d’art de notre époque qui s’inspirent toujours autant des oeuvres d’Henner. Commençons aujourd’hui par un poème d’Armand Silvestre autour des Naiades, datant de 1878 :

Les Naïades d’Henner

Au bord de l’eau qui rêve et sous le ciel qui dort,
à l’urne des forêts buvant l’ombre épanchée,
Les Naïades en chœur, troupe aux mortels cachée,
tordent au vent léger leurs chevelures d’or.


À les voir l’eau sourit et le ciel se recueille,
sentant, d’un jour nouveau s’emplir leur double azur
Dans les yeux doux et clairs des filles au front pur ;
L’enchantement des bois sur leurs têtes s’effeuille.


De leur fière beauté mesurant les accords,
Comme pris du remords de la fuite éternelle, -
Le Temps, sur leur repos, laisse planer son aile ;
L’air vibrant s’allanguit [sic] au toucher de leur corps.


Des monts échevelés au vallon revenues,
Elles ont recherché la fraîcheur des gazons
et la divine clarté des jeunes frondaisons
Qui tendent des baisers à leurs épaules nues.


Le paysage est doux, voluptueux, aimant
et d’adorations timides les effleure.
La Nature est plus tendre aux lieux où l’onde pleure,
Où descend le regard ami du firmament ;


Et le corps de la femme est fait pour les tendresses
de tout ce qui respire et meurt sur son chemin ;
Le fruit naît pour sa bouche et la fleur pour sa main,
Pour elle la Mort a d’immortelles caresses !


Ces arbres crouleront ; ce flot silencieux
sèchera sous le vent ; – ici bas tout s’efface.
Seules, au seuil des ans, demeurent face à face
La beauté de la femme et la clarté des Cieux !


Voilà pourquoi fuyant l’ombre opaque et la source
Qu’un mystère de fleurs cède aux yeux du soleil
Les Naïades en chœur ont arrêté leur course
sur ce tertre où parfois descend l’astre vermeil.


Sur l’herbe tiède encor des baisers de l’aurôre [sic],
leur chair divine vient rayonner à son tour
Et son éclat vivant, après l’éclat du jour,
Illumine les bois, l’air et le flot sonore.


Et, tout à coup, soufflant dans les roseaux tremblant,
à travers les taillis, sur l’onde qui s’enchante,
Du Dieu Pan rajeuni l’ame [sic] s’éveille et chante
l’immortelle beauté des Vierges aux cous blancs.


Mai 1878. Armand Silvestre

les naiades musée henner

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