Le régime de l’artiste

octobre 19, 2009

« Depuis quelques temps je ne déjeune plus. Je prends un œuf cru le matin. Quelques fois, à midi je mange un petit pain. Je me trouve très bien de ce régime. On travaille mieux quand on n’a pas l’estomac chargé. »

Jean-Jacques Henner, 20 février 1881

Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

Par contre, si on en croit ses agendas, il est rare qu’il ne soit pas invité à dîner le soir ! De plus, Jean-Jacques Henner faisait aussi parti d’un « club » d’alsaciens qui se réunissaient tous les 3ème lundi du mois de novembre à juin à Paris autour d’un bon repas : L’Alsace à Table.

alsaceatable

Nous avons retrouvé dans son agenda une note à la date du 16 mars 1903 « Soirée chez Madame XX  à 9 heures. Musique et comédie. 5 avenue de Villiers » que nous avons tout de suite rapproché d’une affiche pour une soirée musicale à la même date; Deux documents exclusifs qui vous montrent à quel point les liens étaient forts entre alsaciens parisiens et combien ils n’avaient pas le temps de s’ennuyer vu le programme !

© musée national Jean-Jacques Henner

16mars1903

agenda16mars1903

« Depuis quelques temps je ne déjeune plus. Je prends un œuf cru le matin. Quelques fois, à midi je mange un petit pain. Je me trouve très bien de ce régime. On travaille mieux quand on n’a pas l’estomac chargé. »

Jean-Jacques Henner, 20 février 1881

Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

Par contre, si on en croit ses agendas, il est rare qu’il ne soit pas invité à dîner le soir ! (cf photo de l’agenda de 1883)

Henner et les romans

octobre 15, 2009

« Je n’ai pas eu le temps de lire beaucoup de romans. J’en ai lu pourtant trois ou quatre autrefois : Madame Bovary, Fanny, Sous les Tilleuls et la Daniella de George Sand, qui se passe à Frascati. J’ai lu ce roman sur les lieux mêmes où l’auteur l’a écrit. »

Jean-Jacques Henner, 18 novembre 1881

Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)

Si vous devenez vraiment passionné de Jean-Jacques Henner, je vous propose de (re)lire ces quatre classiques et pourquoi pas, vous rendre à Frascati pour ressentir l’œuvre plus intensément…

En Italie, Henner aimait aussi lire les Promenades dans Rome de Stendhal, Rome contemporaine d’Edmond About et Les Derniers jours de Pompéi de Bulwer-Lytton, ouvrages dont il conseillait la lecture à ses correspondants. Il écrivait à son frère : « Je sens de plus en plus, que je n’ai presque rien lu. Et on en a tant besoin et ma peinture s’en ressentira toujours. Je me laisserai toujours plus entraîner par le charme de la couleur, et l’exécution que par l’idée et tout cela parce que je n’ai pas su former mon goût par la lecture » (Lettre manuscrite de Jean-Jacques Henner à Grégoire Henner, Rome, 8 décembre 1860, Paris, MNJJH).

bovary2

Madame Bovary « elle marchait les yeux à terre, frôlant les murs, et souriant de plaisir » Flaubert (exposé au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1909), Hochard Gaston (vers 1863-1913), Vizzavona François Antoine (1876-1961), (C) RMN / François Vizzavona

« Page précédente