Quand Henner rencontre Corot

octobre 5, 2009 · Print This Article

Cette nouvelle rubrique intitulée « Ses contemporains » vous donnera des indications sur les relations que les artistes avaient entre eux au XIXe siècle…Les lieux de rencontres sont divers : au musée du Louvre la discussion s’élève de suite, au Salon les regards s’échauffent, au théâtre l’art fait place à la mondanité, une vraie relation d’amitié peut aussi se construire. Ils se connaissent tous, se fréquentent plus ou moins, mais quand deux d’entre eux se croisent cela peut donner un lieu commun aussi fort que celui là :

« - Vous avez beaucoup connu Corot ? » « -Non, je ne l’ai vu qu’une seule fois, au théâtre. Un de mes amis, qui le connaissait, me dit : - »Voilà Corot, allons lui parler. » Je refusai; je n’aime pas à m’imposer aux gens. – Mon ami s’en alla seul et je vis qu’il me désignait à Corot. Celui-ci fit mine de venir vers moi. Il se montra très aimable à mon égard et me parle de ma peinture. »

Appartenant à la génération suivante, Henner avait une grande admiration pour l’art Corot dont l’influence peut se sentir dans le traitement du paysage ou le travail de la lumière.
Une discussion bien plus profonde aurait pu avoir lieu..Mais ce ne devait pas être le bon moment..

Lisez plutôt ce que Jean-Jacques Henner disait à propos de Camille Corot à son ami Emile Durand-Gréville en décembre 1878 : « Corot est un des plus grands paysagistes qui aient jamais existé. Il ne s’occupait que des masses, que des valeurs; il peignait des silhouettes. Tout ce qu’il a fait est idéal et a du style comme les anciens; c’est du Virgile tout pur ! »

Extrait des Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)
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