Les chairs de Rubens ou le secret des anciens
octobre 12, 2009
« Les chairs de Rubens semblent avoir été peintes tout d’une couleur, avec beaucoup d’huile dans la couleur. Cela n’est pas toujours bien dessiné ni très bien modelé, mais c’est brillant comme une fleur. J’ai essayé de tous les moyens. Quand je peins avec beaucoup d’huile, les tons deviennent tout jaunes; si je me sers du siccatif, cela sèche si vite que l’on ne peut travailler dedans. L’essence ne vaut plus rien non plus; la couleur entre alors dans la toile et devient toute grise. Il faudrait trouver quelque chose que les anciens devaient avoir et que nous ne connaissons plus. »
Jean-Jacques Henner, 11 février 1882
Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)
Rubens, Hélène Fourment, 1630, Kunsthistorisches Museum, Vienna
Les petits déjeuners presse en vidéo
octobre 11, 2009
Pour tous les curieux qui veulent découvrir le quotdien d’un journaliste ou ceux qui souhaitent appercevoir les nouveaux murs du musée national Jean-Jacques Henner, voici une petite vidéo des deux petits déjeuners presse qui ont eu lieu il y a peu de temps au musée :
La palette de Jean-Jacques Henner
octobre 11, 2009
Lors d’une visite dans l’atelier de Jean-Jacques Henner, Émile Durand-Gréville a noté ses impressions à la vue de la palette de l’artiste.
« J’ai regardé la palette d’Henner. Avait-elle servi à un portrait ou à une figure ? Je n’en sais rien. En tout cas, elle ne contenait que les couleurs suivantes : blanc, ocre, jaune, vermillon et bitume. »
24 octobre 1879 – Extrait de Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)
Rentrez maintenant dans l’intimité de Jean-Jacques Henner l’artiste et découvrez sa palette telle qu’il l’a laissé en 1905.
© musée national Jean-Jacques Henner
La Pipe du Président
octobre 10, 2009
Aujourd’hui j’aimerais vous raconter une anecdote assez étonnante dont nous avons réussi à rassembler plusieurs éléments au sein des archives du musée pour la rendre encore plus « réelle».
Jean-Jacques Henner était à la fin du XIXe siècle de ces hommes qui ne sortaient jamais sans sa pipe et qui n’avaient que pour ombre l’odeur acre de leur tabac. Le musée dispose d’une belle collection de pipes lui ayant appartenu et certaines d’entre elles méritent plus d’attention que les autres.
C’est en feuilletant la revue de presse de l’époque que nous avons trouvé une coupure de journal datée du 7 juillet 1898 se moquant du Président Félix Faure lorsqu’il a offert à Jean-Jacques Henner une pipe en démontable en 3 morceaux. Je vous laisse apprécier l’humour de l’époque…(La Petite République, 7 juillet 1896) :

L’anecdote prend tout son intérêt dans la probable découverte de la fameuse pipe démontable en 3 morceaux :
Pour finir, sachez que le Président Félix Faure s’est éteint quelques mois plus tard (le 16 février 1899). La presse de l’époque raconte que sa mort a soit disant été causée à cause d’une « pipe ». Si vous voulez en savoir plus, la page Wikipédia donne tous les détails.
© musée national Jean-Jacques Henner
La femme du pompier
octobre 5, 2009
Comme toujours, la presse de l’époque n’épargnait aucune nouvelle œuvre de Jean-Jacques Henner, ou de quiconque soit dit en passant… Leurs sujets de moquerie fétiches restant la rousseur des modèles et la blancheur de leur peau, voici donc un bel exemple de ce sens de l’humour piquant typique de la fin du XIXe siècle..
La caricature a été publiée dans le « Journal Amusant » le 12 février 1887.
La caricature et l’œuvre originale « Nymphe couchée » (Paris, musée du Petit-Palais © RMN / Agence Bulloz) :
Quand Henner rencontre Corot
octobre 5, 2009
Cette nouvelle rubrique intitulée « Ses contemporains » vous donnera des indications sur les relations que les artistes avaient entre eux au XIXe siècle…Les lieux de rencontres sont divers : au musée du Louvre la discussion s’élève de suite, au Salon les regards s’échauffent, au théâtre l’art fait place à la mondanité, une vraie relation d’amitié peut aussi se construire. Ils se connaissent tous, se fréquentent plus ou moins, mais quand deux d’entre eux se croisent cela peut donner un lieu commun aussi fort que celui là :
« - Vous avez beaucoup connu Corot ? » « -Non, je ne l’ai vu qu’une seule fois, au théâtre. Un de mes amis, qui le connaissait, me dit : - »Voilà Corot, allons lui parler. » Je refusai; je n’aime pas à m’imposer aux gens. – Mon ami s’en alla seul et je vis qu’il me désignait à Corot. Celui-ci fit mine de venir vers moi. Il se montra très aimable à mon égard et me parle de ma peinture. »
Appartenant à la génération suivante, Henner avait une grande admiration pour l’art Corot dont l’influence peut se sentir dans le traitement du paysage ou le travail de la lumière.
Une discussion bien plus profonde aurait pu avoir lieu..Mais ce ne devait pas être le bon moment..
Lisez plutôt ce que Jean-Jacques Henner disait à propos de Camille Corot à son ami Emile Durand-Gréville en décembre 1878 : « Corot est un des plus grands paysagistes qui aient jamais existé. Il ne s’occupait que des masses, que des valeurs; il peignait des silhouettes. Tout ce qu’il a fait est idéal et a du style comme les anciens; c’est du Virgile tout pur ! »
Extrait des Entretiens de J.-J. Henner notes prises par Émile Durand-Gréville (1925)
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Petits-déjeuner presse au musée
octobre 5, 2009
La réouverture du musée national Jean-Jacques Henner approche et les journalistes demandent à en apprendre un peu plus sur le seul musée du 17ème arrondissement de Paris…Deux petits-déjeuners suivis d’une visite des salles d’exposition par Rodolphe Rapetti, directeur du musée et Claire Bessède, conservateur au musée, ont permis aux journalistes de découvrir le musée en exclusivité, d’apprendre une multitude de connaissances et d’anecdotes sur la vie et l’art de Jean-Jacques Henner, sur l’hôtel particulier qui l’abrite ou encore sur la future scénographie et la prochaine exposition du musée.
Rentrez dans le quotidien des journalistes et découvrez ce à quoi ressemble une visite privée à 8h du matin au musée national Jean-Jacques Henner…






